On a tous une « bucket list » remplie de rêves que l’on pense inaccessibles. Pourtant, après avoir traversé l’Australie, je me suis dit : pourquoi ne pas continuer sur cette lancée ? Arrivant tout juste du pays des kangourous, je n’avais aucun équipement pour conquérir le Mont Fuji. Mais l’appel de l’aventure a été plus fort, et tout s’est organisé à la dernière minute.
Symbole emblématique du Japon, le mont Fuji aka le Fuji-san est l’une des représentations les plus répandues dans la culture japonaise. Il apparaît dans l’art, la littérature et la religion du pays. Chaque année, les Japonais et les touristes affluent pour admirer la beauté du paysage.
Le volcan est maintenant considéré comme dormant, sa dernière éruption remontant à 1708 dont son sommet se situe à 3 776 mètres d’altitude

Choisir ton sentier
Il existe quatre sentiers différents que tu peux emprunter pour atteindre le sommet du Mont Fuji : Yoshida, Subashiri, Gotemba et Fujinomiya. Les sentiers sont divisés en 10 étapes. La plupart des grimpeurs partent de la cinquième station de chaque sentier. Ce qui fut mon cas également.
| Yoshida | Subashiri | Gotemba | Fujinomiya | |
| Temps moyen d’ascension | 6 heures | 6 heures | 7 heures | 5 heures |
| Temps moyen de descente | 4 heures | 3 heures | 3 heures | 3 heures |
| Niveau | Débutant | Expérimenté | Vétéran | Débutant |
| Description | L’itinéraire le plus populaire, et donc le plus fréquenté ; différent sentier entre la montée et la descente. | Vues plus variées ; commence dans une section boisée. | Longue ascension mais descente des plus amusantes en glissant sur le gravier volcanique. | La route la plus courte vers le sommet et, est la deuxième plus populaire ; une ascension raide et rocheuse. |
Le sentier Yoshida
Pourquoi j’ai choisi le sentier Yoshida ?
C’est le sentier le plus accessible pour une première fois, car il dispose de nombreux refuges et d’installations. Par défaut (et par prudence !), j’ai opté pour cet itinéraire. Si vous cherchez plus de solitude, tournez-vous vers le Gotemba.
Le sentier Subashiri
Le sentier Subashiri offre des vues plus variées et rejoint le sentier Yoshida à la huitième station, c’est donc une autre bonne option pour les débutants. Les randonneurs plus expérimentés ou ceux qui ont déjà escaladé le Fuji une fois pourraient vouloir essayer le sentier Gotemba, le plus long et le moins fréquenté, ou le sentier Fujinomiya, abrupt et rocheux.
Tu trouvera de plus amples informations sur les caractéristiques de chaque sentier sur le site officiel de l’ascension du Mont Fuji.
Infos pratiques : Quand et comment y aller ?
La saison officielle d’escalade du Mont Fuji débute de juillet à début septembre. La période de pointe s’étend généralement du 20 juillet à la fin août, lorsque le temps est plus stable et que les écoles sont en vacances.
Pendant la saison d’escalade, des navettes régulières relient les gares voisines au Mont Fuji de 6h30 à 20h environ pour 1 500 yens (aller simple). Il existe également des options de bus directs depuis Tokyo, Gotemba et Shizuoka qui nous déposent directement à la 5e station Kawaguchiko, point de départ. Pour le retour, les bus commencent généralement à 8h30 et finissent à 20h30.
Ensuite, il y a la question de savoir à quelle heure il faut commencer à grimper pour observer le lever du soleil depuis le sommet. Tu as deux possibilités : commencer en début d’après-midi et te reposer dans un refuge de montagne à la septième ou huitième station le soir avant de te rendre au sommet après minuit, ou commencer en fin de soirée et foncer jusqu’au sommet sans faire de longue pause.
Récit d’une nuit hors du temps
La 5ème station (2 305 m)
Habillé de mon survêtement en velour et mes Uggs, me voila (pas prête) à monter le fameux Fuji San de nuit, afin d’admirer le lever du soleil une fois au sommet.
Je commence le début de la montée vers 21h, accompagnée d’une horde de grimpeurs de tout âge. Le tout est assez facile, avec de larges sentiers pavés qui serpentent sur le flanc de la montagne. Il est probable que ton plus grand obstacle à ce stade sera de contourner tous les autres grimpeurs. Malgré la nuit, c’est vraiment une belle promenade, avec des vues sur la vallée illuminée en contrebas.
La 7ème station (2 700m)
À ce stade, nous (la horde de grimpeurs et moi) sommes au-dessus de la ligne des nuages, avec rien d’autre que la lune pour éclairer les alentours. Simplement magique et irréel !
La distance entre la 7ème et la 8ème station est assez longue par rapport à la 6ème et la 7ème. Au lieu d’un sentier de cailloux et de terre rouge, il a été remplacé par des rochers géants où il faut s’aider des bras pour monter. Je ressens également un changement dans ma respiration qui se fait plus difficile. Ma cadence diminue et des pauses aux 10 minutes sont devenues maintenant nécessaires.

La 8ème station (3 250m)
La 8ème station est divisée en deux parties, la 8ème étape et la 8ème originale/principale. C’est le long de ce sentier que l’on trouve la plupart des refuges/hôtels de montagne. Il y a donc beaucoup de monde à partir de là, car les grimpeurs des cabanes se pressent pour atteindre le sommet.
Il y a des bancs à l’extérieur de la plupart des refuges de montagne où tu peux te reposer un moment. Certains refuges ont plusieurs magasins qui vendent des chocolats à double prix, des boissons, de l’oxygène portable, des gants, en fait, tout ce dont tu as besoin mais à un prix élevé. Je me laisse tenté par une soupe de nouilles pour me réchauffer et retrouver une respiration tranquille.


Le sommet (3 776 m)
M’y voila enfin!
Après plus de 6heures de montée, j’arrive au sommet. Il est environ 4h du matin, et il reste plus d’une heure avant le levée du soleil. Jusqu’à présent je n’avais pas ressenti le froid, étant toujours en mouvement mais je dois avouer que je n’ai jamais eu aussi froid qu’à ce moment là. Rappelle-toi que je suis partie au sommet sans réels équipements, tu peux donc prendre mon exemple comme les choses à ne pas faire…
Cette bataille contre le vent glacial, se veut récompenser par une vue indescriptible. Voir le soleil se lever, en étant au dessus des nuages est une des plus belles expérience que j’ai pu vivre et que je te souhaite vivre un jour.
La descente
C’est une base superbe ! Ton récit est authentique et le contraste entre tes « Uggs » et l’ascension d’un sommet de 3 776 m apporte une touche d’humour et de personnalité qui accroche le lecteur.
Voici une proposition de réécriture pour structurer le texte, corriger les petites fautes et dynamiser le rythme, tout en gardant ton ton « aventure de dernière minute ».
L’ascension du Mont Fuji : Mon aventure (improvisée) sur le toit du Japon
On a tous une « bucket list » remplie de rêves que l’on pense inaccessibles. Pourtant, après avoir traversé l’Australie, je me suis dit : pourquoi ne pas continuer sur cette lancée ? Arrivant tout juste du pays des kangourous, je n’avais aucun équipement pour conquérir le Mont Fuji. Mais l’appel de l’aventure a été plus fort, et tout s’est organisé à la dernière minute.
Symbole emblématique du Japon, le Fuji-san est le cœur de la culture nippone, de l’art à la religion. Ce volcan, aujourd’hui dormant (sa dernière éruption remonte à 1708), culmine à 3 776 mètres d’altitude.
🗺️ Choisir son sentier
Il existe quatre voies principales pour atteindre le sommet. La plupart des grimpeurs, moi la première, partent de la 5ème station de chaque sentier.
| Sentier | Temps montée | Temps descente | Niveau | Description |
| Yoshida | 6h | 4h | Débutant | Le plus populaire et équipé. Chemins différents à l’aller/retour. |
| Subashiri | 6h | 3h | Expérimenté | Traversée de forêts et vues variées. Rejoint le Yoshida à la 8ème station. |
| Gotemba | 7h | 3h | Vétéran | Longue montée, mais descente fun sur gravier volcanique. |
| Fujinomiya | 5h | 3h | Débutant | Le plus court mais très raide et rocheux. |
Pourquoi j’ai choisi le sentier Yoshida ?
C’est le sentier le plus accessible pour une première fois, car il dispose de nombreux refuges et d’installations. Par défaut (et par prudence !), j’ai opté pour cet itinéraire. Si vous cherchez plus de solitude, tournez-vous vers le Gotemba.
🚌 Infos pratiques : Quand et comment y aller ?
- La saison : Officiellement de juillet à début septembre. Évitez si possible la période du 20 juillet à fin août (vacances scolaires), car la foule y est dense.
- Le transport : Des navettes (env. 1 500 yens) relient les gares locales. Des bus directs partent aussi de Tokyo, Gotemba ou Shizuoka jusqu’à la 5ème station (Kawaguchiko).
- Le timing : Deux options s’offrent à vous :
- Monter l’après-midi, dormir en refuge et finir l’ascension de nuit.
- Grimper « d’une traite » de nuit pour voir le lever du soleil (option choisie !).
🌙 Récit d’une nuit hors du temps
La 5ème station (2 305 m) : Le départ improbable
Vêtue de mon survêtement en velours et de mes Uggs, me voilà (absolument pas prête) pour monter le Fuji-san de nuit. Départ à 21h au milieu d’une foule de grimpeurs. Le début est simple : des sentiers larges et pavés. Mon seul défi ? Slalomer entre les randonneurs.
La 7ème station (2 700 m) : Au-dessus des nuages
L’ambiance change. Nous sommes désormais au-dessus de la mer de nuages, éclairés uniquement par la lune. C’est magique. Mais le terrain se corse : la terre rouge laisse place à des rochers géants où il faut s’aider des mains. Ma respiration devient courte, mes pauses se font plus fréquentes (toutes les 10 minutes !).
La 8ème station (3 250 m) : Le dernier effort
C’est la zone des refuges. On y trouve de tout (oxygène, chocolat, soupe) mais à prix d’or. Je craque pour une soupe de nouilles pour me réchauffer. L’air est rare, mais le sommet est proche.
Le Sommet (3 776 m) : La récompense
4h du matin. J’y suis. L’attente avant l’aube est glaciale. Sans équipement technique, je subis le vent de plein fouet (un conseil : ne faites pas comme moi, couvrez-vous !). Mais quand le soleil perce la mer de nuages… tout s’efface. C’est l’une des vues les plus indescriptibles de ma vie.
La descente : Le vrai challenge
Si vous pensiez que le plus dur était fait, détrompez-vous. Descendre le sentier Yoshida avec des semelles lisses de Uggs est un exercice de survie. Mes genoux s’entrechoquent, la pente est raide, et la fatigue se fait sentir.
11h du matin : Retour à la 5ème station. Je suis épuisée, lessivée, mais entière. Pas de blessure, juste une hâte immense de retrouver un lit et une douche.


