Le road trip est, selon moi, l’essence même du voyage : cette sensation de liberté pure où la spontanéité dicte la route et où chaque virage offre un nouveau panorama.
L’année 2020 restera particulière! Alors que j’étais à quelques mois de réaliser l’ascension du Kilimanjaro en Tanzanie, mon rêve s’est envolé avec l’annulation de mon voyage international, j’ai donc décidé de transformer cette déception en opportunité. Quoi de mieux pour s’évader que de redécouvrir les trésors de mon propre pays ? Je peux vous le confirmer aujourd’hui : l’Ouest canadien n’est pas seulement un lot de consolation, c’est un immense coup de cœur.
Certes, l’expérience était teintée d’une atmosphère singulière. Entre les mesures de sécurité et les sentiers de randonnée fermés, l’exploration a parfois dû s’adapter. Mais au lieu d’être un frein, cela est devenu une promesse : celle de revenir pour cocher tout ce qui est resté sur ma bucket list ! 😉
Informations importantes
En route : La logistique du départ
Pour ma part, l’aventure a commencé dès l’atterrissage à Calgary, où j’ai récupéré ma voiture de location directement à l’aéroport.
Si vous prévoyez ce voyage, ne cherchez pas midi à quatorze heures : la voiture est votre meilleure alliée. Pourquoi ? Tout simplement pour la liberté. Avoir son propre véhicule, c’est s’offrir le luxe de s’arrêter devant un lac encore embrumé à 6h du matin ou de prolonger une observation de wapitis sur le bord de la route sans dépendre d’un horaire de bus.
- À savoir avant de passer les barrières :
Pour explorer les parcs de Banff, Jasper ou Yoho, il faut s’acquitter de droits d’entrée. C’est une contribution essentielle pour préserver ces paysages incroyables.
- Le système : On paie par personne et par jour.
- Le calcul : Selon la taille de votre groupe, il est souvent plus avantageux de prendre un laissez-passer « Famille/Groupe » (jusqu’à 7 personnes dans un même véhicule).
- Le conseil d’expert : Si vous restez plus de 6 ou 7 jours, calculez bien ! La Carte d’entrée Découverte (annuelle) devient vite plus rentable que les billets journaliers.
💡 Petit Rappel : Pensez à vérifier les conditions et les tarifs mis à jour directement sur le site de Parcs Canada.
🎫 UPDATE 2026 – Tarifs et Gratuité Bonne nouvelle pour votre budget ! Dans le cadre du programme Un Canada fort, l’entrée dans tous les parcs nationaux (Banff, Jasper, Yoho) est gratuite entre le 19 juin et le 7 septembre 2026. Si vous voyagez hors de ces dates, pensez à acheter votre Pass Découverte en ligne à l’avance pour éviter les files d’attente aux guichets routiers.
Louer sa voiture et prendre la route
Louer un véhicule est assez simple et abordable depuis les grandes plaques tournantes comme Calgary (YYC), Edmonton ou même Vancouver, selon votre point d’origine. Si vous hésitez encore, je vous conseille vivement d’atterrir à Calgary : c’est la porte d’entrée la plus rapide et la plus proche des montagnes.

- Où louer ?
Mon outil de prédilection reste DiscoverCars. Il permet de comparer rapidement les tarifs et de s’assurer d’avoir un véhicule adapté à la montagne.
💡 UPDATE 2026 – Réservation de véhicule Depuis la reprise massive du tourisme, les prix des locations de voitures à Calgary peuvent s’envoler. Petit truc : Vérifiez l’option « Turo » (le Airbnb de la voiture) si les agences classiques sont complètes, c’est devenu une alternative très populaire et fiable en Alberta cette année.
- Attention : Le piège de l’essence sur la Promenade des Glaciers
Si la Transcanadienne (Highway 1) regorge de stations-service, la Promenade des Glaciers (Icefields Parkway) est une autre paire de manches :
- Une seule station : Il n’y a qu’une seule pompe sur les 230 km qui séparent Lake Louise de Jasper, située à Saskatchewan River Crossing.
- Le prix : L’essence y est nettement plus chère (parfois le double du prix en ville !).
- Conseil d’ami : Faites toujours le plein AVANT de quitter Lake Louise ou Jasper. C’est plus économique et beaucoup moins stressant.
- Saisonnalité : Notez que cette unique station est généralement fermée de novembre à avril.
- Restez informés en temps réel
Avant de démarrer le moteur, prenez le réflexe de consulter les rapports routiers de Parcs Canada ou le site 511 Alberta. Entre la météo changeante et les fermetures saisonnières (ou liées à la faune), ces informations sont précieuses pour ne pas se retrouver devant un cul-de-sac.
Quand planifier votre aventure ?
Les Rocheuses sont magnifiques 365 jours par an, mais votre expérience sera radicalement différente selon le mois choisi. Mon itinéraire est basé sur un road trip de fin d’automne (mi-octobre), un moment que j’ai adoré pour son calme, malgré quelques défis logistiques.
🍂 L’Automne (Septembre – Octobre) : Mon coup de cœur
C’est la saison de la transition. En arrivant mi-octobre, j’ai pu éviter les foules estivales, ce qui rend l’immensité des parcs encore plus solennelle.
- Le contre : Les températures chutent vite ! J’ai accueilli les premières neiges, ce qui signifie que certains sentiers d’altitude ferment pour la saison.
- Le pour : Plus de place sur les sentiers, des tarifs parfois plus doux et des paysages saupoudrés de neige.
☀️ L’Été (Juin – Août) : Le grand spectacle
C’est la période idéale pour la randonnée et le camping, mais préparez-vous : vous ne serez pas seuls.
- Mon conseil ABSOLU : Réservez TOUT (hébergement, voiture, navettes) plusieurs mois à l’avance. Le trafic peut être dense autour de Lake Louise.
❄️ L’Hiver (Novembre – Mars) : Le royaume des glaces
Même si je ne suis pas une grande fan du froid intense, je dois admettre que les Rocheuses sous un manteau blanc sont féeriques.
- Équipement indispensable : Si vous bravez l’hiver, ne partez pas sans crampons, une veste isolante technique et un pantalon thermique. La sécurité en randonnée hivernale ne s’improvise pas !
🌱 Le Printemps (Avril – Mai) : La saison incertaine
C’est le moment où la nature s’éveille, mais c’est aussi la saison de la boue. Les lacs sont souvent encore gelés jusqu’en juin (oui, même le Lac Louise !).
💡 Le petit conseil « météo » de mon voyage : Puisque j’ai voyagé en octobre, j’ai appris une règle d’or : le système des couches. Le matin, il peut faire -5°C au bord d’un lac et 12°C l’après-midi sous un soleil radieux. Mon meilleur allié ? Une bonne polaire sous un coupe-vent imperméable.
Quelle durée prévoir pour ce voyage ?
L’erreur classique est de vouloir traverser tout l’Ouest canadien (de Calgary à Vancouver) en 10 jours. Mon conseil ? Concentrez-vous sur une seule province (l’Alberta ou la Colombie-Britannique) pour vraiment vous imprégner de la magie des lieux.
- La règle des « Hikes » : Certaines randonnées emblématiques, comme le Plain of Six Glaciers ou Sentinel Pass, demandent 4 à 6 heures d’effort et une bonne dose d’énergie.
- Le rythme : Si vous faites une grosse rando le lundi, prévoyez un mardi plus « contemplatif » (croisière sur le Lac Maligne, sources thermales à Banff ou simple pique-nique au bord de l’eau).
- La météo : Avoir de la marge, c’est aussi pouvoir décaler une activité si les sommets sont soudainement dans les nuages (fréquent en octobre !).
💡 Mon conseil « Liberté » : Ne surchargez pas votre itinéraire. L’Ouest canadien se découvre aussi par le hasard d’une rencontre avec un wapiti sur le bas-côté ou par un arrêt imprévu devant un canyon que vous n’aviez pas repéré sur la carte.
Sécurité et randonnée : Partager le territoire
Si, comme moi, vous êtes « gaga » de randonnée, les Rocheuses sont votre paradis. L’Alberta est un immense terrain de jeux où chaque parc national propose des sentiers aux panoramas époustouflants. Dès votre arrivée, les guides remis aux barrières d’entrée seront vos meilleures ressources.
Cependant, n’oubliez jamais : vous êtes ici chez eux.
🐻 La faune sauvage : Admirer sans déranger
Ici, croiser un ours noir, un grizzli ou un élan (orignal) sur le bord de la route est presque monnaie courante. C’est magique, mais cela demande de la discipline :
- Gardez vos distances : On est devenus des pros de la distanciation sociale, appliquez-la aussi aux animaux ! Utilisez un zoom pour vos photos, mais ne vous approchez jamais.
- Ne nourrissez personne : Donner de la nourriture à un animal sauvage, c’est souvent signer son arrêt de mort (un animal qui s’habitue à l’homme devient dangereux et doit être abattu).
- Respect total : C’est leur maison, nous ne sommes que des invités.
🎒 Votre kit de survie en rando
À certaines périodes (jusqu’à mi-septembre, et parfois au-delà selon l’activité des ours), la loi impose parfois de randonner en groupe de 4 personnes minimum.
Pour votre sécurité, je vous recommande vivement :
- Le Bear Spray (Poivre de Cayenne) : Indispensable ! Apprenez à vous en servir avant de partir. On le porte à la ceinture, pas au fond du sac.
- Signalez votre présence : Utilisez une clochette à ours sur votre sac ou, mieux encore, parlez et chantez pendant que vous marchez. Le pire pour un ours, c’est l’effet de surprise.
- L’équipement technique : En octobre, avec la neige et la glace, une bonne paire de chaussures et des bâtons ne sont pas un luxe.
💡 Le petit correctif « d’expert » : Attention à la petite « clochette » ! Si beaucoup de touristes l’utilisent (dont moi), les gardes de parc (Park Rangers) disent souvent avec humour que c’est une « cloche de dîner » pour les ours ou qu’elles ne font pas assez de bruit. Le conseil n°1 aujourd’hui reste de faire du bruit avec sa voix (parler fort, crier « Yo Bear ! » de temps en temps).






Jour 1: Arrivé à Calgary
Après quelques heures de vol en provenance de Montréal, me voilà enfin en Alberta ! L’arrivée à l’aéroport international de Calgary (YYC) est fluide. Ni une, ni deux, je file récupérer les clés de ma voiture de location réservée via RentalCars.
Pourquoi une nuit à Calgary ?
Même si l’appel des montagnes est fort (on peut d’ailleurs apercevoir les sommets enneigés au loin depuis la ville !), j’ai choisi de passer ma première nuit ici. C’est la stratégie idéale pour :
- Récupérer du vol : Arriver « fraîche et dispose » pour attaquer les sentiers dès le lendemain.
- Faire le plein de provisions : Un passage rapide dans un supermarché pour acheter de l’eau, des snacks de randonnée, et surtout, mon Bear Spray (indispensable et plus facile à trouver en ville qu’en plein parc national).
Jour 2 : Randonnée au pays de Kananaskis « Sarrail Ridge via Rawson Lake »
C’est le grand départ ! Je quitte Calgary, les yeux rivés sur l’horizon où les montagnes se dessinent enfin. Direction le Pays de Kananaskis (K-Country), à environ une heure de route. C’est une alternative parfaite à Banff pour ceux qui cherchent des sentiers un peu plus sauvages.
L’itinéraire : Rawson Lake & Sarrail Ridge
Le sentier débute au parking du Lac Upper Kananaskis. Le début est une mise en jambes douce qui longe la rive, offrant déjà des trouées magnifiques à travers les arbres.
- La montée vers Rawson Lake : Après 20 minutes, les choses sérieuses commencent. Le sentier grimpe en lacets (switchbacks) vers le lac Rawson.
- Conseil sécurité : En tant que voyageuse solo, j’ai redoublé de prudence. Ma cloche au sac et ma voix pour signaler ma présence, je suis restée à distance raisonnable d’un groupe pour ne pas être isolée en zone d’ours.
- Le mur vers la crête : Une fois le lac Rawson contourné, on fait face à LA montée. Ne vous fiez pas aux apparences : la montagne joue avec vos nerfs ! C’est une ascension raide, et impitoyable, où l’on a l’impression que le sommet recule à chaque pas.
- La récompense : Au bout de cet effort intense, on débouche sur la crête. Le souffle coupé (par l’effort et par la vue), on domine les deux lacs turquoise. C’est sans doute l’un des plus beaux panoramas des Rocheuses.
📋 Fiche technique de l’effort
- Durée : Environ 4h30 à 5h selon votre rythme.
- Distance : 11,8 km (aller-retour)
- Dénivelé : 1 066 m (ça pique les mollets !)
⚠️ Le conseil d’amie : Ne faites pas l’impasse sur les bâtons de randonnée. La descente est extrêmement raide et glissante (surtout s’il y a un peu de givre en octobre). Vos genoux vous remercieront !
🅿️ UPDATE 2026 – Le Pass Kananaskis Contrairement à mon voyage initial, il est désormais obligatoire d’avoir un Kananaskis Conservation Pass pour stationner votre véhicule dans le parc. Le pass coûte environ 15 $ par jour et par véhicule. Vous pouvez l’acheter très facilement sur votre téléphone en arrivant (il n’y a pas de guérite physique, tout se fait par plaque d’immatriculation).
Jour 3 : Banff et ses alentours
Banff est bien plus qu’une station de montagne ; c’est un rêve éveillé pour les photographes et les amoureux de nature. Pour cette première journée complète, j’ai décidé de mixer les icônes du parc avec une incursion du côté de Canmore, la petite sœur authentique de Banff.
🥞 Le plein d’énergie chez Coyotes
Avant d’attaquer la route, passage obligé par Coyotes Southwest Grill. Si vous aimez les brunchs généreux aux saveurs du Sud (burritos déjeuners, frittatas, pain perdu…), c’est l’endroit idéal. C’est savoureux, réconfortant et parfait pour tenir toute la journée !
🌊 La boucle des lacs : Two Jack & Minnewanka
À quelques minutes du centre, on tombe sur deux ambiances radicalement différentes :
- Two Jack Lake : Un lac vert émeraude avec une vue imprenable sur le Mont Rundle. C’est le spot parfait pour un pique-nique ou une session de SUP (Stand Up Paddle).
- Le Lac Minnewanka : Ce lac immense aux airs de fjord cache un secret… une ville entière, Minnewanka Landing, est aujourd’hui engloutie sous ses eaux suite à la construction de barrages. C’est le lac le plus profond du parc (142 m !).
🥾 Escapade à Canmore : Grassi Lakes
À seulement 20 minutes de Banff, Canmore offre une atmosphère plus relax. J’y ai fait la randonnée des Grassi Lakes (environ 2h).
- Le sentier : On y découvre deux lacs d’un bleu azur incroyable, une chute d’eau et même des pictogrammes anciens.
- Le petit plus : Montez l’escalier à l’extrémité du deuxième lac pour une vue d’ensemble saisissante. C’est un hommage mérité à Lawrence Grassi, un mineur devenu guide de montagne légendaire ici.
🎟️ UPDATE 2026 – Pass pour les Grassi Lakes. N’oubliez pas que pour le secteur de Canmore/Grassi Lakes, vous devez avoir votre Kananaskis Conservation Pass (le même que pour Sarrail Ridge), car ce n’est pas couvert par la carte Parcs Canada !
🛍️ Soirée sur Banff Avenue
Le soir, retour à Banff pour flâner. Le centre-ville est un mélange parfait entre boutiques d’artisanat local et grandes marques techniques (Patagonia, North Face). C’est l’endroit idéal pour dénicher un souvenir authentique ou compléter son équipement de rando.
🛌 Où loger ? (Mes conseils & avis)
- Samesun Banff – Située au cœur de la ville, cette auberge de jeunesse dispose de lits confortables, d’un bar interne, d’une cuisine et d’activités nocturnes. J’ai réservé mes 3 nuits, mais avec le temps les auberges ne sont plus ce qui me correspond, j’aime désormais avoir mon confort et ma propre chambre.
- Red Carpet Inn – Également en plein centre-ville, cet hôtel, avec parking, offre le nécessaire pour un prix abordable comparé au autres options de la ville.
- L’astuce budget : Loger à Canmore est souvent bien moins cher qu’à Banff, tout en restant à la porte des parcs.
⚠️ UPDATE 2026 – Le stationnement à Banff. Le centre-ville de Banff est devenu presque entièrement piétonnier en été pour préserver l’ambiance. Le stationnement y est très limité et cher. Mon conseil : Si votre hôtel a un parking, laissez-y votre voiture et utilisez les navettes gratuites ou le bus Roam Transit pour vous déplacer entre les lacs et le centre.
Jour 4 : Le défi Aylmer Lookout – Au-dessus du géant Minnewanka
Si vous cherchez à fuir la foule et à voir le lac Minnewanka dans toute sa démesure, cette randonnée est faite pour vous. Ce n’est pas la plus populaire du parc, principalement à cause de sa distance, mais c’est précisément ce qui fait son charme : ici, le silence n’est rompu que par le craquement des branches.
🥾 Le parcours : Une patience récompensée
Le sentier démarre au parking du lac Minnewanka. Préparez-vous mentalement : c’est un marathon de 25 km aller-retour.
- La mise en jambes : Les premiers kilomètres le long du lac sont essentiellement plats. C’est une balade agréable, mais ne vous y trompez pas, le « monstre » se cache à la fin.
- L’ascension : Tout le dénivelé (1 094m) se concentre sur les 4 derniers kilomètres. C’est là que le cardio est mis à rude épreuve.
- Le sommet : Une fois arrivé au Lookout, l’effort s’évapore. On domine le lac qui s’étire comme un fjord infini, avec les monts Inglismaldie et Girouard en toile de fond. C’est le spot parfait pour un lunch panoramique. 😌
🧘♀️ Mon expérience : Entre émerveillement et « Aïe »
Partie très tôt, j’ai vécu cette rando dans une solitude presque totale. En octobre, l’ambiance est particulière : chaque tronc d’arbre ressemble à un ours quand on est un peu fatiguée ! Le retour a été un vrai test de volonté. Les 5 derniers kilomètres, mon corps criait « stop », mais l’arrivée à la voiture a été une immense victoire personnelle.
⚠️ Sécurité : Bienvenue au « Pays des Grizzlis »
Le lac Minnewanka est une zone centrale pour les grizzlis. Ils y vivent, s’y nourrissent et y élèvent leurs petits.
- La règle des 4 : Jusqu’à mi-septembre, il est obligatoire de randonner en groupe de 4 personnes. Même en octobre, ne partez jamais seul sans être extrêmement vigilant.
- Bear Spray : Ne le laissez pas dans votre sac. Il doit être à portée de main, à votre ceinture. (perso je l’avais déjà en main…😅)
- Période des baies : De juin à septembre, la prudence doit être maximale car les ours sont très actifs près des sentiers.
📋 Fiche technique
- Durée : Environ 6h15 (prévoyez la journée large !)
- Distance : 24,6 km
- Dénivelé : 1 094m
🚢 L’astuce « Triche » (mais géniale) : En haute saison, certains services de navettes nautiques sur le lac Minnewanka peuvent parfois vous déposer plus loin sur la rive (Aylmer Canyon), ce qui réduit considérablement la partie plate du début. Vérifiez les disponibilités des bateaux de Banff Jasper Collection si vos genoux vous inquiètent !
💡 UPDATE 2026 – Gestion de l’effort et météo. En 2026, avec les variations climatiques, le sentier d’Aylmer peut être très sec et poussiéreux en été, ou déjà glacé à l’ombre en octobre. Conseil : Emportez au moins 3 litres d’eau. Il n’y a aucun point de ravitaillement une fois que vous quittez le bord du lac.
Jour 5 : Lac Moraine, Lac Louise, et Agnes teehouse
Aujourd’hui, on touche au cœur du rêve canadien. Ces deux lacs sont les stars incontestées des réseaux sociaux, mais rien ne remplace l’émotion de les voir en vrai, même sous la pluie.
💎 Le Lac Moraine : La perfection turquoise










Niché dans la Vallée des Dix Pics, le Lac Moraine est si beau qu’il figurait autrefois sur les billets de 20 dollars canadiens !
- Mon conseil photo : Empruntez le Rockpile Trail (500 m). Une fois en haut, ne restez pas avec la foule. Déplacez-vous sur la droite du sentier pour une vue dégagée, sans arbres, face à l’immensité bleue.
- L’ambiance : Même avec un ciel couvert et une pluie fine comme lors de mon passage, la couleur de l’eau reste irréelle. C’est un spectacle qui coupe le souffle, peu importe la météo.
🛑 UPDATE 2026 – Accès et Parking. C’est le changement majeur : Le parking du Lac Moraine est désormais fermé aux voitures privées en permanence. Comment y aller ? Vous devez réserver une navette de Parcs Canada (Park and Ride) ou prendre le bus Roam Transit. Les réservations ouvrent des mois à l’avance. Si c’est complet, surveillez les billets « dernière minute » mis en ligne 48h avant, ou utilisez les navettes privées (plus chères mais salvatrices).
🏰 Le Lac Louise : Un héritage royal
Nommé en l’honneur de la Princesse Louise Caroline Alberta, ce lac est une merveille de pureté. Ici, les activités ne manquent pas : louer un kayak pour glisser sur l’eau azur ou bruncher à la Poppy Brasserie du Fairmont pour une vue imprenable.
La randonnée Lake Agnes Tea House
C’est LA randonnée incontournable. Elle est accessible, gratifiante et mène à un lieu chargé d’histoire.
- Le concept : Un salon de thé rustique, perché au bord d’un lac alpin, accessible uniquement à pied.
- La récompense : Une boisson chaude et une collation dans un cadre hors du temps.
- Envie de plus ? Si vos jambes le permettent, continuez vers le Little Beehive pour une vue plongeante sur le Fairmont et le lac en contrebas. C’est vertigineux !
🛌 Où dormir à Lake Louise ?
- Fairmont Chateau Lake Louise Si tu souhaites faire une folie pour UNE NUIT dans ton voyage, c’est celle-là. Cet hôtel emblématique se trouve sur les rives du lac Louise lui-même.
- Moutaineer Lodge Mon choix ! Situé dans le village, c’est chaleureux, confortable et très bien géré. Je valide à 100% !
- HI-Lake Louise Alpine Centre L’option idéale pour les petits budgets. C’est propre, convivial et parfait pour rencontrer d’autres voyageurs.
🚌 UPDATE 2026 – Navettes Louise/Moraine. Il existe désormais une navette « Connector » qui vous permet de faire la liaison entre le Lac Louise et le Lac Moraine une fois que vous êtes sur place avec votre premier ticket. C’est le meilleur moyen de voir les deux sites dans la même journée sans stress.
Jour 6: Icefields Parkway – La route la plus spectaculaire du Canada
Aujourd’hui, on quitte Lake Louise pour rejoindre Jasper par la Promenade des Glaciers (Hwy 93). On dit souvent que c’est l’une des plus belles routes au monde. J’avais hâte de dévorer ces 230 km de paysages grandioses, mais Mère Nature a décidé de jouer à cache-cache avec la pluie et les nuages.
Qu’importe ! Voici les pépites que j’avais au programme (et que vous devez absolument voir) :
🦊 Le Lac Peyto : L’emblème des Rocheuses
À environ 40 minutes de Lake Louise, c’est l’arrêt photo obligatoire. Ce lac a une forme de tête de loup et une couleur bleu opaque irréelle.
- Lors de mon passage, il était fermé pour rénovation. C’est l’un de mes grands regrets, mais une excellente excuse pour revenir !
🎫 UPDATE 2026 – Le Lac Peyto est bien ouvert ! Bonne nouvelle : les travaux sont terminés depuis longtemps. Le nouveau belvédère est magnifique et beaucoup plus accessible. Par contre, c’est devenu l’un des points les plus fréquentés de la route ; essayez d’y être avant 9h du matin.
🥾 Parker Ridge : Face au géant de glace
Située à une heure du Lac Peyto, cette randonnée est courte (2,7 km) mais intense.
- L’intérêt : On grimpe rapidement au-dessus de la limite des arbres pour une vue frontale sur le Glacier Saskatchewan. Comptez environ 2 heures pour l’aller-retour. C’est le spot idéal pour réaliser l’immensité des champs de glace.
🏔️ Bienvenue à Jasper
Arrivée à Jasper plus tôt que prévu (merci la pluie !), j’en profite pour explorer les environs :
- Lac Maligne : À 47 km de la ville, c’est le plus grand lac alimenté par les glaciers dans les Rocheuses. Les panoramas y sont tout simplement épiques.
- Coucher de soleil au Lac Pyramid : Pour finir la journée en beauté, rien ne bat les reflets orangés sur le Mont Pyramid. Un moment de calme absolu.
🛌 Où dormir à Jasper ?
- Pyramid Lake Resort – Le rêve canadien ! Une immense cabane en rondins au bord de l’eau. Parfait pour ceux qui veulent se réveiller face aux montagnes.
- HI Jasper – Une auberge moderne avec tout le confort (café, cuisine, espaces communs). J’y ai passé 3 nuits. C’était ma dernière expérience en dortoir ; avec le temps, on finit par chérir l’intimité d’une chambre privée, mais pour le budget et les rencontres, c’est imbattable !
- Wapiti Campsite – Pour les amoureux du plein air. Situé au bord de la rivière Athabasca, avec douches chaudes et électricité. Très pratique car proche de la ville.
🔥 UPDATE 2026 – Vigilance Feux de forêt. Suite aux incendies dévastateurs de l’été 2024 qui ont touché une partie de la ville de Jasper et ses environs, certains sentiers peuvent être en phase de régénération. Vérifiez toujours l’état des sentiers au centre d’accueil de Jasper en arrivant. La nature reprend ses droits, et c’est fascinant à observer !
Jour 7 et 8 : L’immensité sauvage de Jasper
Jasper est le plus grand parc des Rocheuses. Ici, l’espace semble infini et la faune est reine. J’ai profité de ces deux jours pour explorer des sentiers emblématiques, accessibles mais visuellement époustouflants.
🌊 La force de l’eau
- Le canyon Maligne : Une randonnée facile qui serpente le long d’un canyon encaissé. On y traverse des ponts surplombant des chutes d’eau fracassantes et des formations rocheuses sculptées par le temps. C’est un incontournable, peu importe votre niveau.
- Les Chutes Athabasca : Situées à 30 km au sud de la ville, ces chutes ne sont pas les plus hautes, mais leur puissance est terrifiante. L’eau turquoise de la rivière Athabasca s’engouffre dans un canyon étroit avec un fracas assourdissant.
🥾 Entre lacs et glaciers
- La vallée des Cinq Lacs : C’est la randonnée « zen » par excellence. On enchaîne cinq lacs aux nuances de bleu et de vert différentes. C’est tranquille, emblématique et parfait pour une demi-journée de détente.
- Mont Edith Cavell : Mon grand favori à Jasper ! Le sentier vous mène face au spectaculaire Glacier Angel, qui semble suspendu à la paroi rocheuse. La montée vers les derniers points de vue est sublime, mais la météo m’a forcée à m’arrêter au deuxième belvédère. Le dernier pic était devenu une véritable patinoire ce jour-là donc la sécurité avant tout !
❄️ Un au revoir dans la brume
Mon séjour à Jasper s’achève et je reprends la route vers le sud. J’espérais secrètement que le ciel se dégagerait pour enfin voir la Promenade des Glaciers sous le soleil… raté ! Après la pluie à l’aller, c’est la neige qui m’a accompagnée au retour, réduisant la visibilité à quelques mètres.
C’est aussi ça les Rocheuses en octobre : quatre saisons en une seule journée. Ce sera pour la prochaine fois ! 🤞🏽
Jour 9 & 10 : Quand la magie blanche s’empare des Rocheuses
Le voyage touche à sa fin, et le chemin du retour vers Banff se transforme en un véritable conte d’hiver. La neige a fini par tout recouvrir d’un manteau immaculé, changeant radicalement l’atmosphère des lieux que j’avais croisés quelques jours plus tôt.
L’imprévu : Adieu Yoho, bonjour l’hiver
J’avais prévu de consacrer ma dernière journée au Parc National Yoho, mais la météo en a décidé autrement. Par mesure de sécurité, le parc a été fermé. C’est la réalité des Rocheuses : ici, c’est la nature qui commande.
Au lieu de regretter cette étape, j’ai choisi de me perdre une dernière fois dans les paysages de Banff. Même si je ne suis pas, à la base, une grande fan de l’hiver, je dois avouer que j’ai été totalement émerveillée. Voir les sapins ployer sous la poudreuse et les lacs commencer à frissonner sous la glace est un spectacle d’une poésie rare. Je vous laisse admirer ces clichés… les mots manquent parfois !
Le bilan : 10 jours de pur émerveillement
Ces 10 jours s’achèvent et je rentre à Montréal avec le cœur léger et l’esprit rempli de panoramas grandioses. Entre la puissance de Sarrail Ridge, l’eau irréelle du Lac Moraine et l’immensité de Jasper, ce voyage a été bien plus qu’une alternative à la Tanzanie : ce fut un véritable coup de foudre.
Si vous hésitiez encore à préparer votre sac à dos, considérez ceci comme votre signe ! Les Rocheuses vous attendent, avec leurs défis, leurs ours et leur beauté sauvage.
Quant à moi, ce n’est qu’un au revoir. Il reste encore trop de sommets sur ma liste pour ne pas y revenir. 😉
À au prochain voyage ! ✌🏽
❄️ Météo de transition : Si vous voyagez comme moi en octobre, sachez qu’en 2026, les épisodes de neige précoce sont de plus en plus fréquents. Conseil ultime : Louez impérativement un véhicule équipé de pneus d’hiver ou de pneus « quatre saisons » homologués (avec le logo flocon), car ils deviennent obligatoires sur la Promenade des Glaciers dès le 1er octobre !
