Ciudad Perdida : Randonnée de 4 jours dans la jungle colombienne

Sans aucun doute, tu as déjà entendu parlé du Machu Picchu, trésor inca de la cordillère des Andes au Pérou, mais savais-tu que 650 ans avant même que les incas construisent leur héritage, une autre civilisation, les Tayronas, travaillait sur leur propre cité au nord-ouest de la Colombie, aujourd’hui appelée la Cité Perdue . La seule façon pour t’y rendre est de marcher 4 à 5 jours à travers la jungle et montagnes de la Sierra Nevada de Santa Marta.

La Ciudad Perdida est l’un des treks les plus challengeant et gratifiants que j’ai pu entreprendre et cela demande évidemment un minimum de préparation et d’organisation.

Tu trouveras dans ce guide tout ce que tu dois savoir pour réaliser une expérience inoubliable !

Mais avant, un peu d’histoire !

Création de la Cité Perdue

C’est en l’an 800, au milieu des montagnes de la Sierra Nevada, que les Tayronas posèrent les premières pierres de la ville de Teyuna. Elle est maintenant connue sous le nom de La Ciudad Perdida – la Cité Perdue.

Les sommets de la Sierra Nevada s’élèvent à plus de 5 700 mètres au-dessus de la jungle qui s’étend jusqu’à la mer. À l’ombre de ces géants coiffés de glaciers, des prêtres, des artisans et des miliciens ont travaillé à l’expansion d’une civilisation. On pense qu’entre 4 000 et 10 000 personnes vivaient à la Cité Perdue et que la ville s’étendait sur plus de 12 000 mètres carrés.

Lorsque les conquistadors espagnols ont envahi les côtes colombiennes, Teyuna a été abandonnée. L’introduction de la variole et de la syphilis a contribué à réduire au silence le reste de la civilisation.

Aujourd’hui, nous comptons 4 peuples d’indigènes descendants des Tayronas : les Koguis, Arhuacos, Wiwas et Kankuamos.

Découverte de la Cité Perdue

Pendant 350 ans la jungle a repris ses droits et la cité est restée cachée de tous, sauf des yeux occasionnels d’indigènes silencieux. Puis en 1972, des pilleurs découvrent la Cité Perdue, en voyant leur quête récompensée par l’éclat d’un métal qui a alimenté les rêves et les expéditions à l’autre bout du monde pendant des siècles. L’or !

S’en suit un pillage en règle de toutes les tombes qu’elle pouvait contenir. Les trésors se sont retrouvés sur les marchés de Santa Marta et la nouvelle de l’existence de cette Cité Perdue s’est répandue rapidement. Il a fallu trois ans pour que les autorités interviennent et que les missions de pillage de tombes cessent. En 1976, les archéologues ont commencé des fouilles minutieuses, des restaurations et la cartographie de la Cité.

La seule façon d’entrer dans la cité est de gravir les 1 200 marches de pierre moussues depuis la rivière Buritaca. Le chemin mène aux 169 terrasses en pierre qui constituent la Cité Perdue dans son état actuel. Trois mille mètres carrés du site sont ouverts à l’exploration. Maisons, places, zones cérémonielles, chemins bordés de pierres, escaliers, canaux et entrepôts constituent les nombreuses structures de la ville. Un escalier en colimaçon mène à une plate-forme cérémoniale au cœur des ruines. Le style architectural de Teyuna est tout simplement unique.

Il y a aussi un rocher qui est dit être une carte de la ville, mais certains disent que c’est une carte de l’esprit. Seules quelques personnes sont censées comprendre le plan complexe et peu d’entre elles le traduisent, de peur d’attirer d’autres pilleurs de tombes.

Il y a aussi la Piedra del Sapo, un symbole en pierre représentant les dieux animaux des Indiens Tayrona et la Silla del Mamo, la chaise de réflexion du chef.

De nos jours on estime que seulement 10% de la Cité Perdue a été découverte, dont l’or est le seul métal qui a été trouvé et que la façon dont les roches ont été taillées reste un mystère.

Comme les Incas après eux, les Tayronas n’ont laissé aucune trace écrite. Mais plus de 250 de leurs établissements en pierre ont été découverts dans une zone de 5 000 kilomètres carrés.

La Ciudad Perdida a maintenant de nouveaux gardiens, les Koguis. Ces « frères aînés », descendants des Tayronas veillent sur la terre et sur nous, les « jeunes frères », depuis leurs villages situés dans la Sierra Nevada, qu’ils appellent « le cœur du monde ».

Légendes et lieux mystiques

La Cité Perdue est appelée Teyuna par les peuples indigènes qui la considèrent comme un site sacré. Pour les indigènes les montagnes qui entourent Teyuna sont également sacrées. La Sierra Nevada est considérée comme le « cœur du monde », c’est à dire là où toute forme de vie a pris naissance, et ils vénèrent Aluna, notre Mère Nature, dont le coeur est représenté par le plus haut sommet de la Sierra Nevada de Santa Marta: le mont Pico Cristobal Colón.

Les indigènes de la Sierra Nevada ont pour mission divine de protéger la nature et possèdent une vision du monde particulièrement frappante à l’heure du réchauffement climatique et des dégâts irrémédiables que les hommes font subir à la planète. Leur tradition et mode de vie sont restés de même depuis des siècles et ils se considèrent comme les grands frères de l’humanité.

Voici une vidéo YouTube qui raconte le message que les « grands frères » ont pour nous, les « petits frères ».

Est-ce que ce type de randonnée est fait pour moi?

Si tu as un esprit aventureux, et aimes te retrouver en nature cette randonnée a probablement sa place sur ta bucket list. Mais avant de te lancer dans cette aventure de 4 jours, il est important de te poser quelques questions primordiales :

  • Suis-je capable de parcourir 20 kilomètres en une journée ?
  • Mon corps peut-il supporter des montées et des descentes abruptes (par exemple, si j’ai mal aux genoux ou au dos) ?
  • Cela me dérange-t-il de dormir dans des conditions rudimentaires dans la jungle, prendre des douches froides ?
  • Suis-je capable de supporter la boue, la pluie, la chaleur et les insectes ?
  • Suis-je confortable d’avoir moins d’intimité?

Il n’est pas nécessaire d’avoir une condition physique hors norme pour réaliser et apprécier le trek de la Ciudad Perdida, mais il faut être conscient que cela reste quand même un gros challenge physique et si tu fais régulièrement de l’exercice tout ira bien, si jamais ce n’est pas le cas, tu peux aussi marcher à ton propre rythme et de nombreux arrêts sont prévus en cours de route.

J’ai vu des personnes de tous niveaux, de tout âge et tout le monde arrive à destination. Et il y a l’option de faire une partie en mule si jamais tu es blessé, fatigué ou autre.

En tout cas, soit certain d’être challengé autant physiquement que mentalement, mais au bout de ces 4 jours tu garderas en mémoire une expérience incomparable !

Quelle est la meilleure période pour y aller?

Tu peux faire la rando de la Ciudad Perdida toute l’année, excepté en septembre. Cependant, la saison sèche s’étend techniquement de décembre à mars. Pendant cette période, il y aura moins de pluie, ce qui signifie que la rivière Buritaca sera beaucoup plus basse et plus facile à traverser. Cela signifie également que c’est la haute saison et qu’il y aura plus de trafic sur le sentier.

À d’autres moments de l’année, tu peux t’attendre à des pluies torrentielles à de légères averses, avec de l’eau jusqu’à la poitrine lors des traversées des rivières.

Il fait chaud et humide toute l’année, mais le soir, les nuit sont fraîches et agréables.

J’y suis allée fin février, et j’ai eu un temps idéal, excepté une après-midi ou il a plu à verse, mais avec un bon imperméable cela se fait plutôt bien.

Quelle agence choisir?

Une fois ta décision prise, tu dois réserver auprès d’une agence ton tour car ce n’est pas une rando que tu peux faire de manière indépendante. En fonction de tes capacités physiques et envies, tu as le choix de la faire en 4 ou 5 jours.

Après avoir fait quelques recherches, j’ai décidé de réserver avec Magic Tour à Santa Marta, et j’ai eu une expérience merveilleuse. Nos guides, Pédro et Jesus ont été tout simplement formidable.

Une fois que tu as choisi ton agence, tu devras réserver ta place en ligne. Magic Tour demande un dépôt de 10% pour réserver ta place.

Les circuits partent tous les jours de Santa Marta.

🛂 UPDATE 2026 – Le permis d’entrée numérique. Les communautés autochtones (Kogui, Wiwa, Arhuaco et Kankuamo) ont mis en place, avec les agences, un système de quota quotidien strict pour préserver le site. Assurez-vous que votre agence a bien enregistré votre « numéro de permis Teyuna » avant le départ. Il n’est plus possible de se présenter en « dernière minute » pendant la haute saison (décembre à mars).

Coûts et ce qui est inclus

Le coût de la randonnée avec Magic Tour est actuellement de $1.400.000 COP, soit 460 CAD. Ce prix a doublé depuis 2017 du à la popularité montante de cette expérience. Il y a actuellement 7 opérateurs autorisés, ayant tous le même prix.

💰 UPDATE 2026 – Tarifs unifiés. Le prix du trek est désormais strictement régulé par les autorités locales et les communautés. Pour 2026, comptez environ 2 150 000 COP (environ 500-550 USD) pour le trek de 4 jours. Ce prix inclut désormais une taxe de régénération environnementale qui aide au reboisement de la Sierra Nevada.

Pour 4 jours avec Magic Tour, tu reçois :

  • Pick-up à ton hôtel
  • Une consigne gratuite pour les bagages au bureau de Magic Tour à Santa Marta
  • Le trajet de 1 heure et demi jusqu’à la ville d’El Mamey, point de départ de la randonnée
  • 3 petits-déjeuners, 4 déjeuners, 3 dîners, des fruits et des collations et eau potable
  • Hébergement en lits superposés ou en hamacs avec moustiquaires, couvertures et oreillers
  • Guide expérimenté et un traducteur anglais
  • Assurance voyage
  • Contribution aux communautés indigènes, paysannes et à l’ICANH
  • Entrée sur le site archéologique
  • Retour à ton hôtel

Quels critères regarder lors du choix d’une agence

Il y a de nombreux éléments à prendre en compte lors du choix de l’agence d’excursions, mais si tu ne parle pas espagnol, tu voudras en premier lieux vérifier si tu as accès à un traducteur car la majorité des guides ne parlent que l’espagnol.

Il faut également s’assurer que l’agence que tu choisis soutient les communautés indigènes et que, si tu as des besoins alimentaires (végétariens, allergies, etc.), ils peuvent être satisfaits.

Que faut-il emporter?

Tu seras chargé de porter toutes tes affaires avec toi, alors idéalement emporte seulement le strict nécessaire, mais j’avoue ne pas avoir moi-même suivi cette recommendation… je tenais absolument à avoir une tenue par jour.

Si comme moi tu overpack un peu plus que prévu, je te recommande un bon sac à dos avec une sangle à la taille pour ne pas faire reposer le poids sur ton dos . Avant de partir, j’ai investi dans mon premier sac Osprey, Talon33L, et je ne le regrette pas ! À aucun moment j’ai eu mal au dos, ou senti réellement le poids de mon sac et malgré l’humidité de la jungle il sèche rapidement. Aussi, avoir une gourde d’eau avec tuyau est un must to have, plutôt qu’une bouteille. Cela évite de t’arrêter à chaque fois que tu souhaites prendre une gorgée.

Checklist

  • Pantalon ou short de randonnée (porte un pantalon long si tu es sujet aux piqûres de moustiques)
  • T-shirt / débardeur
  • Maillot de bain (pour nager dans la rivière)
  • Brassières, culottes, chaussettes
  • Vêtements pour la nuit
  • Bouchon d’oreilles, je n’en utilise pas habituellement mais sans, les nuits auraient été un cauchemar car elles sont bercées par le ronflement de beaucoup de personnes…
  • Bottes de randonnée (des bâtons de rando sont prêtés par l’agence avant de partir)
  • Tongs ou sandales pour la soirée
  • Chapeau / casquette / lunette de soleil
  • Crème solaire / baume à lèvres
  • Crème ou spray contre moustique et insectes. Grâce à ce combo je ne me suis pas fait piquer une seule fois en 3 trois semaines. Tout dépend aussi si tu attires plus facilement ou non les moustiques, donc je conclue que les moustiques colombiens ne m’aiment pas… oufff! Pour protéger les rivières sacrées où l’on se baigne chaque jour, l’usage de crèmes solaires et d’anti-moustiques chimiques est désormais fortement déconseillé. Les guides recommandent des produits biodégradables locaux ou des vêtements longs légers.
  • Trousse de secours (Tylenol, crème après piqûres, pilules pour diarrhée, allergies, mal de transport…)
  • Serviette à séchage rapide
  • Savon
  • Shampoing et après-shampoing (en bar cela prend beaucoup moins de place)
  • Brosse à dents / dentifrice
  • Papier hygiénique et sac pour ordures (on respecte la nature !!)
  • Lingettes humides
  • Gourde d’eau externe pour sac à dos
  • Lampe frontale, la nuit tombe assez tôt et la plupart des zones du camp ne sont pas éclairées, surtout si tu dois aller aux toilettes la nuit
  • Appareil photo
  • Chargeur solaire (optionnel mais idéal quand il y a un line-up pour charger tes appareils électroniques)
  • Argent comptant (même dans la jungle, tu peux acheter un accès à internet à chaque camp pour $5k COP)

Informations pratiques

  • Le vaccin de la fièvre jaune n’est pas obligatoire mais n’oublies pas que cela reste un risque si tu ne le fais pas avant de partir, pis dis-toi que maintenant il est valable à vie, une fois fait t’es tranquille !
  • L’altitude maximale est à La Ciudad Perdida même, à 1 150 mètres. Tu n’auras donc aucun problème d’altitude.
  • Tu es un invité sur les terres sacrées des indigènes. Il est de ta responsabilité d’être respectueux et reconnaissant de pouvoir réaliser cette randonnée.
  • Il n’est pas nécessaire d’apporter des snacks ou de l’eau, les repas et collations sont très copieux et il y a de l’eau à disposition tout les jours !
  • Prends une douche dès ton arrivée au camp, sinon tu devras faire la queue !

Itinéraire en 4 jours

Voici un aperçu de ce à quoi tu dois t’attendre pour chaque journée de la randonnée avec l’agence Magic Tour (cela peut être légèrement différent avec d’autres) :

Toutes les étapes de la randonnée!

Jour 1 : De El Mamey au camp Adan – 9 kilomètres

Départ depuis Santa Marta jusqu’au petit village d’El Mamey. On y mange notre tout premier repas du voyage avant de débuter la randonnée et on fait également plus ample connaissance des membres de notre groupe ainsi que de nos guides, Pedro et Jesus, qui nous expliquent le plan de match pour les 4 prochains jours.

Los Perdidos

Avec un ventre bien rempli, et enduit de plusieurs couches de crème solaire et insectifuge, nous sommes enfin prêt à commencer l’aventure.

Le trajet commence sur une piste forestière assez facile et large, sur laquelle il y a beaucoup de circulation de motos transportant des affaires de tout genre. Sous un soleil tapant, on affronte rapidement notre première ascension qui ne cesse de monter pendant 1 heure environ. Au bout de cette prouesse, se trouve enfin un espace où l’on peut se ressourcer, avec la possibilité d’acheter des boissons rafraichissantes. Tu retrouveras ce genre de coin de ravitaillements tout le long de la randonnée.

À noter que dans la Sierra Nevada, il fait généralement beau le matin et il commence à pleuvoir dans l’après-midi. Tu trouveras donc beaucoup de zones boueuses le long du chemin, donc l’importance d’avoir de bonnes bottes imperméables.

Après une interminable descente dans la boue, nous voyons enfin des toits parmi le paysage vert de la Sierra Nevada. Il semble que nous soyons arrivés à notre premier camp, Adan.

Les installations sont bien meilleures de ce à quoi je m’attendais : des toilettes et des douches (d’eau froide), des lavabos et des miroirs, des lits superposés avec des moustiquaires assez récentes, des oreillers et même quelques prises pour charger le téléphone.

Avant le dîner, on part tous profiter du puits naturel de la rivière Buritaca avec petite épreuve de fin de journée, sauter du haut du rocher… J’étais un peu hésitante, étant donnée ma peur irrationnel de l’eau, mais avec les encouragements de tout le monde on se jette tous facilement à l’eau…😝 glaciale, mais parfaite pour détendre nos jambes fatiguées.

Le soir après la douche, je te recommande de porter des manches longues car il fait assez frais et les moustiques ont aussi faim. J’ai vu des personnes recouverte de piqûres, à ne pas comprendre comment j’en ai pas eu une seule…#mercimèrenature

Chaque groupe a un cuisinier assigné qui fait aussi le trek, avec quelques minutes d’avance sur nous, donc quand le groupe arrive le repas est presque prêt. Notre chef, Alejandria, nous a cuisiné un poisson frit, servi avec du riz, des patacónes (banane plantain) et de la salade, accompagné d’une friandise pour le dessert. Il y a l’option végétarien/végétalien si nécessaire. Un vrai régal !!

Après le dîner, Pedro nous a rejoint pour nous en raconter davantage sur l’histoire très intéressante de la Sierra Nevada et les conflits armés. Vers 20 heures, la majorité d’entre nous sommes allés se coucher et avec le murmure de la rivière, et les 10 km que nous avions dans les jambes, je me suis endormi en quelques secondes et ai super bien dormi!

Jour 2 : Du camp Adan au camp Paraiso – 20 kilomètres

La journée commence tôt ! Tout le monde réveillé à 5h, petit-déjeuner à 5h30 pour être prêt à partir à 6h. Ça pique légèrement les yeux au début, mais marcher au même temps que le lever du soleil est tout simplement incroyable.

Cette journée est aussi une des plus longues en terme de distance, tu marcheras environ 20 km du camp Adan au camp Paraíso mais malgré la distance, cette partie est tout simplement magnifique. Le trafic de motos se transforme en trafic de chevaux et de mules, on est enfin plongé dans la jungle, tout est vert et dense !

Nous entrons également en territoire autochtone, où vivent les Wiwas et les Koguis. Nous avons commencé à croiser des enfants et des femmes, habillaient de blanc, ou quelques sourires et bonjour furent échangés.

En chemin, on passe devant un village Kogui. Étant semi-nomades il ne vivent pas réellement dans ces villages et n’y reviennent que sporadiquement. Les structures sont construites de manière symbolique, avec deux souches au sommet de chaque maison représentant les deux pics sacrés de la montagne Sierra Nevada qui sont les points les plus élevés et les plus proches spirituellement. Les murs représentent la terre.

Vers 11h00, on arrive au camp Mumake pour le lunch avec l’option de se baigner dans la rivière, l’eau est quand même très fraîche mais avec le soleil ça réchauffe un peu.

Après le déjeuner, on continue de longer la rivière, traverse des chemins de bambous et d’ananas, jusqu’à arriver au camp Paraiso. Il y a une belle rivière le long du camp et j’en profite pour y tremper mes jambes. Cette fois l’eau est glaciale (à mon goût) mais j’apprécie la sensation après les 20km que nous venons de parcourir.

Jour 3 : Camp de Paraiso à la Ciudad Perdida au camp de Mumake – 13 kilomètres

Aujourd’hui est le jour tant attendu ! À nouveau on se réveil à 5h pour commencer le trajet à 6h, et comme nous revenons au même camp pour le lunch on peut laisser notre sac-à-dos et apporter le strict nécessaire.

C’est une petite marche de seulement 1 kilomètre, plus la traversée de la rivière Buritaca, avant d’arriver au pied des 1 200 marches en pierre qui mène au site archéologique de la Ciudad Perdida.

Une fois sur le site, nous en apprenons davantage sur la cité grâce à Pedro et nous commençons la visite, accompagnés de séances photos et d’une pause snack.

Une fois l’exploration de la Ciudad Perdida terminée, nous continuons pour voir de près une maison traditionnelle, et si tu as de la chance, tu pourras rencontrer Romaldo, le Mamo des Koguis, qui représente l’autorité spirituelle. Lors de notre rencontre, je reçoit un bracelet représentant les montagnes, le soleil et les fleurs et selon la tradition, je repars de la cité nettoyée et purifiée de toutes mes énergies négatives !

Retour au camp Paraiso pour le déjeuner, avant de retourner au camp Mumake pour la nuit. D’ailleurs sur le chemin nous avons eu droit à une grosse averse… et pour la petite histoire, l’imperméable que je m’étais acheté n’est pas en réalité un imperméable… #toutemouillée 😅. La majeure partie de la randonnée jusqu’au camp de Mumake est en plus en descente, donc avec la pluie c’est assez glissant.

Le soir, nous avons la chance de rencontrer un membre de la communauté Kogui, qui nous explique leurs traditions et façon de voir le monde, mais surtout qu’ils comptent sur nous pour les aider à transmettre leur message qui est de protéger au maximum la terre avant qu’il ne soit trop tard.

L’objet qu’il tient s’appelle un poporo. C’est une petite gourde creuse remplie de « lima », type de poudre qui s’obtient par chauffage et concassage de coquillages ramassés sur les plages du parc national Tayrona. Cette poudre se mélange avec les feuilles de coca qu’ils mâchent continuellement.

Jour 4 : Du camp de Mumake à El Mamey – 20 kilomètres

Aujourd’hui est le dernier jour de la randonnée. Retour à travers les forêts et les traversées de rivières pour atteindre El Mamey pour le déjeuner. On fait également un bref arrêt au camp Adán, où nous avons dormi la toute première nuit, pour boire un jus et manger une collation. Je profite aussi du soleil pour faire sécher mon t-shirt qui est déjà trempe.

Je dois avouer que les derniers km font assez mal, mes pieds sont en feu à cause de quelques ampoules et le soleil tape beaucoup. Comme on est principalement en descente, je décide de courir/marcher vite. À ce rythme la, je suis de retour à El Mamey à exactement 12h !

Un dernier repas tous ensemble pour célébrer cette belle aventure avant de retourner à Santa Marta!

Groupe des Perdidos accompagé de Pedro et Jesus

Mon impression

Cette randonnée était un gros défi physique et mental mais j’ai ADORÉ. Je suis aussi très contente d’avoir choisi Magic Tour, ils ont été incroyables et je me suis sentie choyée. Tous les groupes ont le même coût, mais ils n’ont pas tous le même niveau de service.

J’espère que ces informations te seront utiles si tu as des questions supplémentaires, partage les en commentaires pour t’y répondre !

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